Les plumes

Geai, 24 05 08 014-bLes plumes sont composées de kératine, comme le poil des mammifères. Les plumes sont constituées d’un axe central, le rachis et de deux vexilles disposés de part et d’autre. La base de la plume, le calamus, généralement creux, est dépourvu de vexilles.Rémige de Pigeon ramier

Les plumes sont à la fois résistantes et très légères afin de ne pas entraver le vol. Elles assurent la protection du corps de l’oiseau contre le froid, la chaleur, la pluie, le vent, mais aussi contre les chocs.

Les grandes plumes, rémiges pour les ailes et rectrices pour la queue, sont indispensables au vol. Une part du plumage assure l’aérodynamisme de l’oiseau. Chacun connaît le duvet, mais les filoplumes sont plus discrètes: en forme de fil, elles sont disposées entre certaines plumes et renseignent l’oiseau sur la position du plumage sur le corps et sur les mouvements de l’air. Egalement filiformes, les vibrisses, disposées sur les cotés du bec ou des yeux, renseignent l’oiseau sur l’environnement immédiat de la tête.

Pinson du nord 2

Chez les chouettes et hiboux, les plumes sont couvertes d’un velours afin d’assurer un vol silencieux pendant la chasse. Disposé à l’avant des premières rémiges de l’aile, sur leur bord d’attaque, les rapaces nocturnes, ont un « peigne » qui réduit le bruit d’impact du vent pendant le vol rapide.

Grand-duc 2

Certaines plumes portent dans leur partie inférieure une plume secondaire, l’hyporachis, qui isole davantage le corps contre le froid. On trouve ces plumes sur les Perdrix rouges et les faisans lâchés pour le tir.

Perdrix rouge, hyporachis

Le plumage est aussi un signal optique qui assure la reconnaissance des individus d’une même espèce, la distinction des sexes et de l’âge. Certains plumages assurent le camouflage des espèces discrètes.

La coloration du plumage est assurée par des pigments chimiques, parfois aussi par une structure physique particulière des cellules donnant, pour le Rollier d’Europe par exemple, des reflets métalliques bleus qui tirent sur le vert selon la lumière du ciel.

Rollier d'Europe 2

Rollier 5

L’oiseau entretient soigneusement son plumage: bains, lissage, il enduit ses plumes de la sécrétion uropygienne issue d’une glande située au dessus du croupion. Chez les pigeons et tourterelles, une poudre cireuse imprègne le plumage.

La mue renouvelle le plumage une ou deux fois par an, selon les espèces d’oiseaux. C’est en août que l’on trouvera le plus de plumes de mue.

Pour conserver les plumes : passage obligé de 2 mois au congélateur pour détruire les insectes qui s’en nourrissent ainsi que leur ponte. Puis conservation dans une boîte très hermétique, pas de pardichlorobezène, produit hautement toxique et cancérigène.

4 commentaires

  1. J’aime « collectionner » ou plutôt « conserver » les plumes découvertes au hasard de mes randonnéesles pédestres et je vous remercie pour l’information « passage au congélateur » afin de mieux les conserver longtemps. A plusieurs reprises vers Giniez et le Pas de la Cabre, j’ai toujours été émerveillée par ce lieu….et ses habitants, faune et flore.
    Merci pour le partage de vos connaissances.

  2. Moi aussi je collectionne les plumes ! Votre article est très intéressant ! Avec un ami nous avons créer un forum sur la collection de plumes : plumes-oiseaux.forumactif.org !

    Cordialement

    Moineau16

  3. moi je fais des tableaux avec des plumes d’oiseaux que l’on me donne. Je refais des poules, des chiens, des poissons des girafes etc
    je vous invite à regarder mon blog La plume a helene est dans le vent

  4. indiana.

    Je veux me servir de plumes pour une sculpture.Elles seront donc exposées dans une galerie,
    laissant les plumes à l’air ambiant. Il y a t-il quelque chose à faire pour prolonger la vie des plumes? Merci de vos conseils